Alessandro Zorzi’s sketch maps

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At the latest Map Afternoon of the Brussels Map Circle, I gave a talk on Alessandro Zorzi’s sketch maps. Readers of this blog may remember that I presented several of those maps in an entry last September. Now you will be able to see a more complete description of Zorzi’s work and maps, with high-resolution images from a recently published facsimile. Enjoy!

 

En el último Map Afternoon celebrado por el Brussels Map Circle, di una charla sobre los bosquejos cartográficos de Alexandro Zorzi. Los lectores de este blog quizás recuerden que presenté algunos de esos mapitas en una entrada publicada en septiembre pasado. Ahora podrán ver una descripción más completa de la obra y los mapas de Zorzi, con imágenes de alta resolución tomadas de un facsímil publicado recientemente. Que lo disfruten (eso sí, en inglés).

Les coordonnées géographiques de Paolo dell’Abbaco (commentaire à Gautier-Dalché, 2011)

J’ai eu le plaisir de lire récemment un article que le professeur Patrick Gautier-Dalché a publié en 2011 sur un manuscrit italien du XIVe siècle avec des coordonnées géographiques.[1] L’auteur du manuscrit était l’astrologue – astronome florentin Paolo dell’Abbaco, peu connu aujourd’hui en dépit d’avoir été à la pointe de son domaine à son époque.

Le manuscrit (BNCF, Magliabechiano XI, 121 ; datant d’environ 1352) contient un tableau avec les coordonnées géographiques d’une cinquantaine de villes de tout le monde connu par les européens du XIVe siècle, des côtes de l’Atlantique jusqu’aux confins de la Chine. Des listes semblables sont nombreuses dans les traités arabes et européens du Moyen Âge, car les coordonnées géographiques étaient nécessaires à des calculs astrologiques comme la prédiction d’éclipses ou les horoscopes.

Ce qui est particulièrement intéressant est que Dell’Abbaco dit avoir obtenu ses coordonnées en faisant des mesures sur un “mappamondo de Maiolica” c’est à dire sur une carte faite à Majorque ou dans le style des cartographes de cette île. La carte aurait pu ressembler à l’Atlas Catalan préservé à la BNF, qui est néanmoins postérieur au manuscrit de Dell’Abbaco. Le travail de Dell’Abbaco nous donne donc un aperçu sur une oeuvre cartographique aujourd’hui perdue et, de plus, nous renseigne sur l’utilisation qu’on faisait de ces cartes au XIVe siècle.

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Les cartes de l’Atlas Catalan de la BNF présentées côte à côte (source).

On lit souvent que les cartes “nautiques” médiévales, comme celles faites à Majorque, ne peuvent servir à mesurer des latitudes ou longitudes car leur processus de construction était complètement étranger à ces conceptions cartographiques. Peut-être. Mais ce qui est certain est que les utilisateurs desdites cartes ne se privaient pas de mesurer sur elles des latitudes et de longitudes, comme en attestent le manuscrit de Dall’Abbaco ainsi que quelques autres déjà étudiés par Gautier-Dalché.

Il y a quelques années j’ai analysé l’évolution de la longitude de la Méditerranée sur un corpus varié d’œuvres cartographiques, aussi bien des cartes comme des listes des coordonnées ou des globes. J’avais alors constaté que certains auteurs arabes médiévales  étaient parvenus à obtenir des coordonnées spectaculairement exactes (en latitude et en longitude) pour les villes du bassin méditerranéen. Ces valeurs coexistaient néanmoins avec d’autres moins exacts sur certaines cartes et traités astronomiques, sans qu’on sache si les lecteurs étaient capables de discerner les vraies valeurs.

J’ai calculé la longitude de la Méditerranée sur le tableau de Paolo dell’Abbaco et trouvé une exactitude correcte mais pas spectaculaire. L’erreur moyen est de 15% (alors que plusieurs auteurs arabes sont à moins de 5% d’erreur) et l’écart type est de 7%. L’exactitude de Dell’Abbaco est comparable à celle des coordonnées du Qanun de al-Biruni, du XIe siècle, ou à celles obtenues par Abu-l Fida au XIVe siècle apparemment en mesurant des distances sur une carte – la même procédure appliquée par notre florentin.

Enfin, un autre aspect fascinant du manuscrit de Dell’Abbaco est qu’il discute l’extension de la partie habitée ou “découverte” de la surface terrestre, qui pour lui va des “isole sperdute” dans l’océan Atlantique (30ºN, 8ºW par rapport à son méridien zéro) jusqu’aux “îles de l’Inde” à 18ºN et 115ºE. Au sud, la limite du monde habité ou connu est la latitude 16ºS, une donnée qui provient de la Géographie de Ptolémée, sans doute via des traducteurs et commentateurs.

Dell’Abbaco étudie la division du monde habité dressée par Ptolémée et ses commentateurs, avec une ligne nord-sud et une autre est-ouest ; et conclut que cette division est inexacte car la ligne est-ouest doit être un grand cercle et non pas un parallèle. Il s’engage alors dans des calculs trigonométriques pour finalement proposer une division plus exacte. Comme le professeur Gautier-Dalché décrit déjà cette façon de diviser le monde en détail dans son article, et qu’une image vaut mieux que mille mots, je vous laisse ci-dessous une représentation visuelle du schéma de Dell’Abbaco.

paolo-dellabbaco-division-del-mundo-conocido-pdf
Les lignes jaunes sont les trois grands cercles qui limitent le monde connu. La ligne blanche verticale au centre est le méridien qui divise le monde connu en deux moitiés ; elle se sotie à peu près à 36º à l’est de Greenwich. La ligne blanche horizontale est le grand cercle qui divise le monde connu en nord et sud ; elle coupe la ligne nord-sur près d’Antiochie. Ce grand cercle coupe l’équateur à deux points que les cosmographes médiévales appelaient le “vrai occident” et le “vrai orient” (pas visibles sur l’image).
  1. Gautier Dalché, Patrick. “‘Quando Vuoli Travare La Longitudine D’alchuna Citta Da Occidente, Guarda Nel Mappamondo Da Maiolica…’ La Mesure Des Coordonnees Geographiques Selon Paolo dell’Abbaco.” Micrologus XIX (2011): 151–204.

First ever European research grant to a history of cartography project

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A Portuguese chart of the Atlantic dated 1504. Image uploaded by Joaquim Gaspar to Wikimedia Commons.
A Portuguese chart of the Atlantic dated 1504. Image uploaded by Joaquim Gaspar to Wikimedia Commons.

A project submitted by Joaquim Alves Gaspar, a researcher of the Portuguese Centro Interuniversitário de História das Ciências e da Tecnologia (CIUHCT), has been granted 1.2 million euros by the European Research Council (ERC). It is the first time that a European grant has been given to a research project in the field of the history of cartography.

The project is entitled “The Medieval and Early Modern Nautical Chart: Birth, Evolution and Use” and aims to create, in the next five years, an international team of seven researchers to study the genesis and evolution of ancient nautical cartography.

Dr. Gaspar, a retired officer of the Portuguese navy, has developed since 2002 a research career in the history of science, focusing on medieval and early modern nautical charts. He is now 67 and is affiliated with CIUCHT at the University of Lisbon.

The project will analyze a large sample of maps, some of which had hitherto been little studied; for example, a chart made by Luís Teixeira in the last quarter of the 16th century that may be the first to show isogonic lines i.e. lines of constant magnetic declination, more than 100 years before Edmund Halley.

The project team will make use of two innovative tools to study the maps, aside from classical historical scholarship. One will be numerical ‘cartometric’ methods developed by Gaspar in the last decade. The other one will be special lightning tools, including multispectral analysis, a technique recently applied with success by other researchers to reveal unknown features of a 15th century world map.

Sources:

 

Project Abstract

Of all the technical and scientific developments that made possible the early modern maritime expansion, the nautical chart is perhaps the least studied and understood. This fact is very surprising as it was through those charts that the newly discovered world was first shown to the amazed eyes of the European nations. Although the History of Cartography is a well-established academic discipline and old charts have been examined for many years, their detailed technical study is still in its infancy. What is the origin of the pre-Mercator nautical chart, how charts evolved technically over time and how they were used at sea are all critical questions that remain to be answered.I intend to approach these challenges in a truly interdisciplinary way, by using innovative and powerful tools as a complement to the traditional methods of historical research: analytical cartometric methods, numerical modelling and the examination of the manuscripts through special lighting. By applying these tools to a large sample of charts of various periods and origins, I aim to unveil hidden graphic content related to their construction and use, to characterize their main geometric features, to establish meaningful connections with contemporary navigational methods and exploration missions, and to numerically simulate their construction by taking into account the explanations given in the textual sources. The effectiveness of those techniques has already been demonstrated in my previous studies, such as in the solution of an historical enigma which had been alive for more than a century: the construction of the Mercator projection, in 1569. Now, I propose to handle a broader and more complex set of questions, which has eluded the historians of cartography for even a longer period.The clarification of these issues will have a ground-breaking impact, not only in the strict field of the History of Cartography, but also in the context of the intellectual history at large.

The other maps by Alessandro Zorzi that you have likely never seen

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Zorzi
Zorzi’s sketch map of the New World, as can be seen in henry-davis.com

If you are interested in early depictions of America, you have probably already seen this crude map by Alessandro Zorzi. It has become relatively famous because several scholars of the 19th and early 20th centuries traced its origin back to a lost map by Bartholomew Columbus. It shows the New World (“Mondo Novo”) as a big continent connected to Asia, with the Antilles lying somewhere in the middle of the Atlantic Ocean.

Some readers may know that this map is not a stand-alone work, but part of a series of sketches found in a codex compiled by Zorzi. In two pages close to the previous one, the following two other maps are found.

Zorzi's sketch map of Africa and "Santa Croce" (nowadays Brazil), as can be seen in www.henry-davis.com
Zorzi’s sketch map of Africa and “Santa Croce” (nowadays Brazil), from the same website.
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Idem for Asia. Columbus’s name places can be found along the Far East coastline.

In fact, the neat images presented above are not true to reality. Zorzi drew his maps on the margins of a text he himself copied.  A more accurate image of what these maps actually look like is found below. The sketches are intertwined with the text, in this case with a letter written by Christopher Columbus from Jamaica. The maps helped Zorzi get a clearer picture of Columbus’s account. The first students of Zorzi’s maps were unaware of this context, which led to many unfortunate misunderstandings. It is now clear, for example, that these three sketches were most likely not copied from Bartholomew Columbus’s map.

The two latter maps as found on Zorzi's codex (BNCF, BR 234, ff 56v-57r).
The two latter maps as found on Zorzi’s codex (BNCF, BR 234, ff 56v-57r).

What’s more, these three maps are far from being an isolated case in Zorzi’s production. He wrote a lot, hundreds of pages in several codices that are now preserved at Italian libraries. Many of those pages contain geographical sketches similar in style to those shown here. Why have you never seen them then? Because they have been published very rarely, to my knowledge only three times.

The first one was in 1930, when Sebastiano Crino edited a 73-page monograph on Zorzi’s codex. This book can now only be found in a few select libraries worldwide. The second one was the reproduction of just a few pages in Gaetano Ferro, The Genoese Cartographic Tradition and Christopher Columbus (Libreria dello Stato, English trasnlation of 1996). Thanks to a Belgian collector who called my attention to this book, I can now share with you pictures of two of these little-known maps by Alessandro Zorzi.

Africa
Africa and Arabia with south at the top, as usual in Arabic maps. The island of Madagascar carries its Portuguese name: S. Lorenzo. One intriguing detail is that the graduated meridians give a quite accurate value for the longitude of Africa at the equator (33 degrees in reality vs somewhere between 32 and 37 in this map).
Zorzi
A map of Hispaniola (“Insula Spagnola”) on a page of printed text that narrates Columbus’s expedition to the south of the island in search of gold.

Finally, and fortunately, a digital version of the main codices made by Alessandro Zorzi has been published very recently, in 2014, as a complement to the proceedings of a conference entitled Vespucci, Firenze e le Americhe. Eminent Italian historian Luciano Formisano was in charge of editing this CD-ROM. The book and the disc can be purchased from editor Olschki for 53 €.

The Holocaust’s maps

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Summary of Harrie Teunissen’s presentation at the “Map Afternoon” of the Brussels Map Circle on March 12, 2016.

Nazi Germany gave great importance to maps and spatial studies. However, until recently few historians had taken an interest in the Nazi maps that served to plan and execute the genocide of millions people, mainly Jews.

Harrie Teunissen presented in Bruselas two eerie maps that he has managed to trace and buy. The first one is a manuscript map of the Jewish Ghetto of Warsaw, made by a SS major who drew it over a German military map prepared for the Luftwaffe. The quarter within which Jews were confined is highlighted in purple color, and in the same color there is a succinct legend, “Juden Ghetto”, next to a David star and the signature of the SS. Thanks to a painstaking study, Teunissen has managed to date this map to an exact date of 1940.

Warschau Juden Ghetto map

The second map, in much larger scale, shows the Jewish population that existed in the North-Western Soviet Union (including the occupied countries) before the German invasion of 1941. The map was published in 1942, and the issue shown in the picture is a reprint of early 1943. As Teunissen explained, when this map was published it was already totally obsolete, given that German forces and local militia had already, in the second half of 1941, killed around one million Jews. He wonders therefore what the purpose of the map’s publishers was: identify the localities that had yet to be annihilated? graphically celebrate the ‘work’ already accomplished by the exterminators? He also commented the sad irony that this map is nowadays a valuable historical source for historians to know the distribution of Jewish population prior to 1941, as for some of the represented regions practically no ethnographic maps exist.

Verbreitung Juden Russland

After this striking presentation, I had a short chat with Harrie. He told me that these maps had been received with mixed reactions by different Jewish communities. While some consider them valuable historical sources, others do not want to have anything to do with such Nazi tools of control and propaganda.

In Harrie Teunissen’s website, http://www.siger.org, you can find high-resolution images of these and other maps of the Holocaust; particularly in the pages The Holocaust in contemporary maps and Maps of the Warsaw Ghetto.

5 mapas sorprendentes de la antigua China

La antigua China fue una civilización innovadora que produjo inventos clave como la brújula, la pólvora o el papel. Menos famosos son sus mapas, que hasta el siglo pasado eran totalmente desconocidos en Occidente y que hoy día no dejan de asombrar por su sofisticación y exactitud. Las cinco obras cartográficas siguientes son espectaculares tanto por su antigüedad como por su contenido.

1. Mapa militar, siglo II a.C.

Mapa militar de Mawangdui (reconstruido) HoC Fig3.11
Mapa militar hallado en Mawangdui (reconstruido). Imagen tomada de Yee 1994a, fig 3.11

En 1973 se hallaron en una tumba de Mawangdui  (provincia de Hunan) tres mapas de seda que representaban territorios del sur de la actual China. El alto funcionario enterrado en la tumba murió en el año 168 antes de nuestra era, por lo cual los mapas deben ser algo anteriores a esa fecha. Los tres mapas se habían guardado doblados y se hallaron rotos a lo largo de las dobleces. De uno de ellos apenas se ha podido discernir una ciudad amurallada. Otro, mejor conservado y de dimensiones 96 x 96 cm, muestra la topografía de la región situada aproximadamente entre 110 y 112.5ºE y entre 23 y 26ºN. El tercero, de tamaño similar (98 x 78 cm),  es el que se muestra en la imagen o más bien una reconstrucción en blanco y negro de lo que debió ser el trazado original.

El mapa muestra una zona de importancia estratégica en aquella época: la frontera de Nanyue, estado que acababa de ser sometido por los chinos Han tras varias guerras. Indica la ubicación de instalaciones bélicas y cuarteles, usando diferentes pigmentos vegetales para representar carreteras (rojo), ríos (azul verdoso), etc. Utiliza símbolos, con su correspondiente leyenda, además de notas textuales y algunas cifras para indicar distancias y poblaciones. La escala, en su parte central, es de entre 1:80.000 y 1:100.000.

Fuente: Yee 1994a, pp.40-46.

2. Mapa de China a escala, 1137 d.C.

"Mapa de los caminos de Yu", tallado en piedra en 1137 d.C. Dimensiones aproximadas: 80 cm x 80 cm. Actualmente en el Museo Pei Lin de Xi'an. Imagen tomada de Needham, fig. 226.
“Mapa de los caminos de Yu”, tallado en piedra en 1137 d.C. Dimensiones aproximadas: 80 cm x 80 cm. Actualmente se encuentra en el Museo Pei Lin de Xi’an. Imagen tomada de Needham, fig. 226.

El Yu ji tu (“mapa de los caminos de Yu”) fue tallado en piedra en 1136 o 1137 a partir de un original que probablemente datase de algo antes de 1100 d.C. Muestra con gran detalle la red hidrográfica de China, que era esencial para su economía. La cuadrícula indica una escala de distancias lineales; cada cuadrado representa 100 x 100 li. El historiador de la ciencia china Joseph Needham lo llamó “la obra cartográfica más extraordinaria de su época en cualquier cultura.” Se ignora quién fue el autor. Se pueden encontrar más imágenes e información en cartographic-images.net.

La estela en la que está grabado el Yu ji tu muestra, en el lado opuesto, otro mapa de dimensiones similares pero estilo algo diferente, sin cuadrícula. Puede consultarse también en cartographic-images.net.

Cuentan las crónicas que Chia Tan, el gran cartógrafo chino del siglo IX d.C., realizó un mapa de estilo similar pero mucho mayor, unos 9 x 10 metros, a escala aproximadamente 1:1.000.000, que debió representar el continente asiático en su totalidad. Por desgracia hoy día no queda rastro de semejante monumento cartográfico.

Fuentes: Needham 1959, pp.543-551 y fig.226; Yee 1994a, pp.46-50.

3. El mapa impreso más antiguo del mundo, 1155 d.C.

El mapa impreso más antiguo que se conserva.
El mapa impreso más antiguo que se conserva, ca. 1155 d.C. Ejemplar único en la Biblioteca Nacional de Pekín. Imagen tomada de Needham 1959, fig. 227.

Este “mapa de China Occidental” fue incluido por Yang Chia en su enciclopedia titulada Liu Ching T’u, publicada hacia 1155 d.C. Realizado con tinta negra sobre papel, se trata del mapa impreso más antiguo que se conserva. El mapa, no firmado, presenta un detalle curioso: la doble línea curva de la parte superior adornada con cuatro figuras escalonadas es la Gran Muralla.

Fuente: Needham 1959, p. 549 y fig. 227.

4. Atlas estelar, siglo XII d.C.

Uno de los mapas del atlas estelar de Su Song. Proyección cilíndrica ecuatorial. La línea curva es la eclíptica.Adaptado de History of Cartography... fig. 13.17
Uno de los mapas del atlas estelar de Su Song, en proyección cilíndrica ecuatorial. La línea curva es la eclíptica. Dimensiones: 30 x 22 cm. Imagen adaptada de Stephenson 1994, fig. 13.17

El atlas estelar de Su Song incluye los cinco mapas siguientes: 1) Parte del hemisferio Norte que es siempre visible desde las latitudes chinas; 2) Mapa ecuatorial desde el equinoccio de otoño al de primavera [mostrado en la figura]; 3) Mapa ecuatorial desde el equinoccio de primavera hasta el de otoño; 4) Hemisferio Norte completo; 5) Hemisferio Sur hasta el límite de invisibilidad. Los tres mapas de los hemisferios norte y sur están en proyección polar equidistante mientras que los dos mapas ecuatoriales usan una proyección cilíndrica no determinada.

La primera edición del atlas celeste de Su Song fue publicada en 1094 d.C., por lo cual se trata de los mapas estelares impresos más antiguos de los que se tiene noticia. Por desgracia no se conserva ningún ejemplar de esa edición. La imagen muestra una edición impresa de 1781, titulada Xinyi xiang fayao, que afirma ser una reproducción fidedigna de una copia manuscrita hecha en 1670 a partir de un impreso de 1172.

Fuente: Stephenson 1994, pp.541-545.

5. Vista del curso del río Yangtsé, ¿siglos XII – XIII?

Sección del Changjiang wan li tu ("Diez mil li a lo largo del río Yantsé"). Imagen tomada del sitio web de la Freer Gallery of Art, de la Smithsonian Institution (enlace).
Sección del Changjiang wan li tu (“Diez mil li a lo largo del río Yantsé”). Imagen tomada del sitio web de la Freer Gallery of Art, de la Smithsonian Institution (enlace).

Los cuatro ejemplos anteriores podrían dar la equivocada impresión de que los mapas de la antigua China eran sobre todo matemáticos, geométricos. En realidad la cartografía de esta civilización fue muy diversa, abundando obras de tipo “pictórico” que aunaban información geográfica y belleza visual. Uno de los mejores ejemplos es este mapa en perspectiva del curso del río Yangtsé, titulado Changjiang wan li tu, pintado en un rollo de seda de más de 16 metros de longitud y 43 cm de anchura, del cual la imagen muestra solo una de las 33 secciones que lo componen. Este ejemplar no tiene fecha pero se piensa que podría datar de los siglos XII o XIII. El original se atribuye al monje Juran, del siglo X d.C. En tinta roja se muestran los nombres de algunos lugares notables, probablemente añadidos posteriormente a la finalización de la obra.

Fuentes: Documentación de la Smithsonian Institution (enlace); Yee 1994b, pp.162-166.

Agradezco encarecidamente a D. Manuel Vallejo por haber despertado en mí el interés por la cartografía china y haberme enviado amablemente tanta información.

Bibliografía citada:

NEEDHAM, Joseph. Mathematics and the Sciences of the Heavens and the Earth. Science and Civilisation in China 3. Cambridge University Press, 1959.
STEPHENSON, F. Richard. «Chinese and Korean Star Maps and Catalogs». En Cartography in the Traditional East and Southeast Asian Societies, editado por David WOODWARD y John Brian HARLEY. Vol. 2.2. The History of Cartography. University Of Chicago Press, 1994.
YEE, Cordell D.K. «Reinterpreting Traditional Chinese Geographical Maps». En Cartography in the Traditional East and Southeast Asian Societies, editado por David WOODWARD y John Brian HARLEY. Vol. 2.2. The History of Cartography. University Of Chicago Press, 1994.
YEE, Cordell D.K. «Chinese Cartography among the Arts: Objectivity, Subjectivity, Representation». En Cartography in the Traditional East and Southeast Asian Societies, editado por David WOODWARD y John Brian HARLEY. Vol. 2.2. The History of Cartography. University Of Chicago Press, 1994.
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